La genèse du projet « Plastic To Oil »

La naissance d’un projet

En 2010, Rémi Camus lit le récit du coureur-aventurier Jamel BALHI. Cette lecture lui inspire une première expédition en Australie, où il traverse en courant 5.400 km de Melbourne à Darwin, pour la cause des malades du syndrome de Lowe.

Cette première expédition lui fera également connaître des conditions extrêmes de vie, notamment le manque d’eau, sous la chaleur écrasante du soleil. Cette expérience le sensibilisera à la protection et de la conservation de l’eau potable et de son accès.

Nait alors le nouveau projet, qui ne se limitera pas à un exploit sportif. Le but est aussi de sensibiliser le monde aux problématiques liées à la préservation de l’eau potable et à son accès.

En octobre 2013, Il se met à l’eau, à la frontière entre le Tibet et la Chine, plus de 4.400 km pour rejoindre l’embouchure du Mékong dans la Mer de Chine, le 15 Avril 2014.1899558_308221715991857_1583921202_o

Pendant l’expédition, il reste stupéfait par la quantité de détritus accumulés sur le fleuve.

La pollution « visible et invisible » (métaux lourds, notamment) se fait de plus en plus ressentir, ce qui lui vaut des pieds et les jambes infectés et couverts de nombreuses petites plaies cutanées. Des soins locaux et un traitement antibiotique seront nécessaires.

 

Ses rencontres privilégiées avec la population

Son pari de voyager seul, pour rencontrer les populations locales, comprendre et partager leurs conditions de vie, l’accès à l’eau potable et à l’énergie, a été largement récompensé.

Durant son expédition, notamment en Chine et au Vietnam, Rémi est émerveillé par l’hospitalité et l’ouverture d’esprit des gens qu’il rencontre. Il profite de ces contacts privilégiés avec la population pour les sensibiliser, photos à l’appui, à l’importance de la préservation de l’eau potable et aux différentes sources de pollution du Mékong.

Il ne laisse échapper aucune occasion pour expliquer et démontrer les conséquences de notre attitude actuelle pour l’avenir de nos enfants.

Une mission très difficile, sachant que la plupart des gens rencontrés abordent ce sujet pour la première fois.

 

Le mot de Rémi Camus

L’eau est la ressource la plus précieuse et irremplaçable dans la vie de chaque être humain.P2O-RemiCamus

Chaque personne a le droit à cette ressource pour vivre.

Je suis le président et fondateur de l’association «Expedition Terre Inconnue». Notre but est de sensibiliser les populations à cette problématique qui est l’accès à l’eau potable.

Ce projet n’est pas nouveau, c’est tout simplement la continuité de l’expédition réalisée en Asie : la descente à la nage du Mékong sur 4.400 Km de la frontière tibétaine de la Chine jusqu’au delta du Mékong au Vietnam.

La nécessité d’un accès pour tous à l’eau potable est bien connue. De nombreux projets ont vu le jour avec plus ou moins de succès.

L’éducation est pour nous l’axe principal qui ne doit pas être négligé. Expliquer à la jeune génération les erreurs passées et ce qu’ils devront affronter si rien ne change.

L’enseignement est la clé de la réussite.

 

État du projet

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Après avoir traversé l’Australie de Melbourne à Darwin en courant, 5.400 km en 100 jours, il descend les 4.400 km du Mékong à la nage, sans assistance.

Rémi Camus (29 ans), l’aventurier berrichon, se bat pour un Mékong propre et pour l’accès à l’eau potable.

 

De la Chine jusqu’au Delta du Mékong au Vietnam, 70 millions de personnes vivent au bord du fleuve. La croissance des déchets augmente avec la population si bien qu’au Vietnam, plus de 10 millions de personnes vivent sur le bassin inférieur.

La concentration des déchets est abondante.

Il est indéniable qu’il y a un manque d’éducation, les habitants utilisent le fleuve pour y déverser leurs déchets.

Le recyclage existe bien en Asie. Toutes les bouteilles en plastique ainsi que les canettes et les bouteilles en verre sont récupérées, stockées, puis acheminées vers des centres de recyclage.

Mais que deviennent tous les autres emballages plastiques ?

 

Description du projet

Objectif : Traiter les déchets plastiques flottants et les transformer en CARBURANT.

Le projet : Construction d’une barge de 15 / 18 mètres à fond plat, pour un meilleur accès à toutes les zones du fleuve. Cette barge sera équipée d’une unité de transformation du plastique en carburant comprenant :

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  • Une zone de stockage des plastiques
  • Une zone de nettoyage / séchage des plastiques
  • Une broyeuse
  • Un four électrique haute performance
  • Une zone de refroidissement
  • Une zone de séparation des gaz
  • Une zone de récupération et de traitement du carburant
  • Une zone de purification des gaz résiduels

Deux unités de production d’énergies complémentaires : la 1ère, classique, par parc de batteries alimentées par le système propulsif du bateau (le moteur), la 2ème, par la production d’énergie photovoltaïque, par un système de «ferme solaire».

 

Les enjeux :

  • Protéger le fleuve Mékong.
  • Améliorer la qualité de l’eau et de l’environnement.
  • Faire de la prévention auprès de la population sur les dangers liés aux déchets plastiques.
  • Organiser avec les riverains le ramassage des plastiques contre rémunération.
  • Valoriser les déchets plastiques par leur transformation en carburant.

Objectif du projet

Nous allons pouvoir observer, dans le temps, une amélioration sur plusieurs axes.

  • La production de carburant avec ces déchets plastiques permettra de retirer en partie cette pollution de l’eau, ce qui améliorera considérablement sa qualité.
  • La collecte des déchets est assurée par des acheteurs itinérants – formels ou informels – qui font du «porte-à-porte». Les acheteurs itinérants interviennent majoritairement dans les districts centraux de la ville.
    Ces collecteurs sélectionnent les déchets qu’ils souhaitent récupérer, c’est-à-dire ceux ayant une valeur marchande, avec souvent une très forte spécialisation (papier, plastique, verre,…). Cette activité permet aux collecteurs d’avoir un complément de salaire non négligeable, pouvant représenter 2 à 3 $ par jour.
    En informant la population locale du bienfait de ce projet, les habitants auront la possibilité de générer plus de revenus en collectant les autres plastiques qui jusque là n’avaient aucune valeur marchande.
  • Le carburant produit pourra alimenter les moteurs compatibles.
  • En améliorant la propreté, l’environnement et donc l’image du pays. Nous allons observer une valorisation du patrimoine.
  • Grâce à nos interventions dans les écoles, les étudiants prendront conscience des bienfaits de ce projet sur la santé et l’environnement.
  • Traiter le problème des déchets plastiques au plus proche de sa source limitera une partie de la pollution des rivières, des fleuves et des océans.

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Photo : Déjà des milliers de kilomètres avant de se jeter dans l’océan, le Mékong est déjà pollué de très nombreux déchets plastiques.

Financement de l’étude de lancement du projet

Ce projet a déjà nécessité l’achat d’une machine de démonstration via un appel au financement participatif et à des fonds personnels.

Pour mener à bien le projet il nous faut réaliser une étude lancement avec des analyses, des tests, une étude des besoins et connaitre les possibilités locales de mises en oeuvre et de support d’un tel projet.

Pour cela nous avons imaginer vous proposer une Course d’Obstacles, la mom’Race avec de la #boue, de l’#eau, des #efforts pour mettre en pratique les valeurs de l’association #DépassementDeSoi, #Solidarité, #Engagement et #Environnement.

La mom’Race se déroulera le Dimanche 2 Octobre 2016 à Saint-Amand-Montrond. Les inscriptions sont ouvertes du 31 Mai au 31 Juillet 2016.

Venez y participer. Venez nous soutenir !

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